Dédié à tous les Gypsy Cobs d'ici et d'ailleurs. Aux gitans qui les ont trouvés et à tous ceux qui cherchent à préserver le rêve...
"Parce que je suis né Gypsy Cob"
Peu m'importe
Ce que pensent de moi,
Ceux qui, derrière leurs maisn en coupe,
Ne feraient que murmurer tout bas et douter
De mon héritage.
Car dans mon coeur se tiennent
Les souvenirs et la force tranquille
Des générations passées.
Mais quand le printemps revient
Et réchauffe la terre,
Je me souviendrai bien
D'un doux lieu de verdure
Où pour la première fois j'inspirais.
Et de lointains champs clairs entièrement parsemés
D'autres de mon espèce.
Je me souviendrai aussi
Des jours (passés) entre les brancards
Et trottant fièrement jusqu'à la Foire
Dans la file des roulottes aux couleurs chatoyantes.
La douce pluie du printemps sur mon chanfrein,
Tôt le matin,
Pour annoncer encore un autre jour.
Les journées d'été sur les plaines
Toutes illuminées de boutons d'or
La veille de l'hiver, à la lueur des feux de camp,
Quand je voyais
Un flocon de neige précoce tomber
Et sentait un petit enfant
Saisir mon cou et faire courir ses doigts
Dans ma crinière pour les réchauffer.
Mais quand arrivera ce dernier matin ,
Cette main malicieuse du destin
Quand tout ce qui me concerne s'estompera
Et toutes les empreintes que j'ai laissées
seront recouvertes par les sables du temps
Je sourirai à leur indifférence
Et je saurai que je suis certainement béni
Parce que je suis né Gypsy Cob.
Texte d'Elisabeth DeLeo